Moral, conscience…

4 05 2008

Ces derniers temps, une question me revient souvent… Ai-je une morale, ai-je une conscience ? Et déjà, quelle différence entre les deux ?

La conscience est un concept assez large, qui semble être intimement lié au vécu et à la perception. Certains diront qu’elle n’est qu’un processus physiologique. La conscience permet d’interagir avec le monde qui nous entoure, sans notion de bien ou de mal. De ce point de vue, assurément j’ai une conscience.

La morale, elle, revêt un aspect plus religieux ou éthique. La morale juge et déclare ce qui, selon le sens commun, est bien ou mal. Elle ne résulte pas d’un cheminement intérieur mais d’un code extérieur, que l’on s’est ou non approprié depuis l’enfance. Ainsi, il est difficilement possible de ne pas avoir de morale du moment qu’on a vécu avec d’autres personnes. Du coup, j’ai aussi une morale.

Mince… Contrairement à ce que je croyais, j’ai non seulement une conscience, mais pire : j’ai une morale. Oui mais… Il se trouve que j’ai aussi un libre arbitre. C’est à dire que j’ai, en tout cas je l’espère, la capacité de ne pas me faire prendre pour un con… Enfin, plus académiquement, j’ai suffisamment d’autonomie intellectuelle pour discerner et choisir. Mais c’est là qu’intervient la ruse… Ce libre arbitre s’applique en général envers l’extérieur. J’ai choisi de l’appliquer aussi envers ma morale et ma conscience.

Ma conscience : Avoir vécu un certain nombre d’année permet de connaitre les codes sociaux de base. On peut ainsi mimer les interactions plutôt que de les vivre (malsain ? oui, très surement, mais aussi tellement plus prudent). Intellectualiser les relations permet en plus de na pas fauter par trop de spontanéité.

Ma morale : je me suis construit mes propres notions de bien et de mal à partir de plusieurs sources, dont la religion, la loi, le code commun et la logique. Et bien entendu, les parts ne sont pas égales : j’ai accordé une grande importance à la logique, souvent en contradiction avec les 3 autres. La religion edicte souvent des règles désuètes, contraignantes et sans justification (ce qui ne veut pas dire que ces règles sont toujours mauvaises), la loi s’évertue a être juste pour chacun, ce qui n’a pas de sens, et le code commun est principalement basé sur la peur de l’inconnu et des préjugés. Après tout, pourquoi quelque chose d’agréable serait immoral, du moment que certains principes sont respectés ? Je respecte une  trame de fond dont le fondement pourrait être emprunté au monde médical : primum non nocere. Partant de la, tout est « moral » selon moi, sauf s’il ne respecte pas ma « trame de fond ». Et encore, à mon sens, je suis toujours trop catégorique…


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Une réponse à “Moral, conscience…”

  1. 8 05 2008
    saudade (18:22:33) :

    Oh là ! tu ne vas pas accuser les morilles d’agir sur ta morale ou ta conscience…;)
    En attendant, garde Le Moral pour réviser sagement !
    Je t’embrasse
    :)

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