Parler ou se taire ?

15 12 2007

 Ce qui est marquant dans l’être humain, c’est qu’il semble être fait pour communiquer. Le problème, c’est qu’il pense rarement à ce qu’il dit, et aux conséquences que les mots qu’il prononce pourraient avoir.

 Quand on a quelque chose sur le coeur, on a tout de suite envie d’en parler à quelqu’un de proche. Ceci dit, on s’aperçoit que ça marche aussi pour les ragots, les secrets, les rumeurs… Et c’est très bien, ça donne des sujets de conversation avec la famille et les coiffeurs. Vous n’avez pas remarqué qu’après les considération hautement qualifiées sur la météo, les premiers sujets qu’on aborde avec une personne à qui on n’a rien a dire sont justement ceux dont on n’est pas censé parler ? ou la critique… Ca marche bien aussi la critique… Ca fait un ennemi commun, ça fédère, ça créé une relation de connivence la critique… Tout comme parler des secrets des gens.

 Le souci, c’est que la limite entre ce qu’on peut dire ou pas ne dépend pas de l’acte, mais de la personne. Ce qui me paraît anodin ne l’est pas nécessairement pour d’autres. Il y a aussi le fait de se confier. Si on me dit quelque chose, et que ça me trouble, alors je vais avoir envie d’en parler à quelqu’un pour me soulager. Et il y a des chances qu’il en fasse autant. Dans les deux cas, les conséquences sont les mêmes. L’information se transmet de proche en proche, et passe par des étapes qui amplifient et déforment (en générale, ce sont des grands-parents et des gens dont la vie est tristement monotone qui constituent ces étapes là). Finalement, elle revient aux oreilles de celui qui nous avait dit, ou pas, de ne rien dire. Et sur qui ça retombe ? Sur nous ! Normal…

 Mais bon, nous avons tous déjà fait parti de toutes les étapes de cette boucle… On a tous déjà vu un de nos secrets se répandre, on a tous déjà été à l’origine du dévoilement d’un secret, et on a tous transmis sur un ton conspirateur que la bimbo du lycée avait couché avec tous les mecs de sa classe alors que, d’après les informations officielles, elle n’avait couché qu’avec un seul. D’ailleurs, on a tous un jour fait parti de ladite classe et elle n’a jamais couché avec nous… (Je précise que c’est une métaphore… On ne sait jamais).

  Le mieux, c’est encore de la fermer et de consulter des sites spécialisés pour bien comprendre le fonctionnement des anticyclones, et se contenter de commentaires assurés concernant la pression atmosphérique. On peut aussi ne pas s’adresser aux gens avec lesquels on n’a rien à dire, mais ce n’est pas toujours facile. En tout cas, j’ai compris la leçon. Je vais me mettre à longuement me préparer quand j’irai voir certaines personnes, je chercherai à l’avance quelques sujets de conversation qui me permettront de tenir suffisament longtemps pour ne rien avoir à divulguer. Et si on me demande, je m’appliquerai le test des trois passoirs de Socrate que je publierai, sans l’autorisation de l’auteur évidemment, dans un prochain article.


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2 réponses à “Parler ou se taire ?”

  1. 16 12 2007
    beou (17:31:31) :

    c’est vrai, ça fait jamais plaisir de savoir que l’on raconte des choses sur npotre dos, il y’a certaines personnes à qui ça blesse énormément, on appelle même communément les langues de putes ceux qui racontes des ragots….mais bon même si ça fait pas toujours plaisir, des fois ils peuvent être nécessaire pour débloquer des situtations bloqué, parce que les gens sont trop « coincés » pour des tas de raisons et dans des tas de situations, hop un ptit ragot bien placé, et d’un coup ce que l’on veut savoir depuis 6 mois ben paf, ça nous arrive en deux secondes….les ragots sont utiles et parfois agrèables quand justement ça ne se propagent pas de proche en proche comme par exemple dans le sud italien….sinon on peut voir dans le ragot une forme de moquerie, ça me fait penser à une questions des questionnaires diffusés sur internet : »vous moquez-vous des gens laid »…et une réponse adéquate serez, « est-ce que vous aimerez qu’on se moque de vous »???quand c’est pas méchant ça va mais quand ça blesse c’est que ça va trop loin.donc il faut toujours penser à ce que l’on ressentirez si on racontez un ragot vraiment très blessant sur soi même avant d’en faire pareil

  2. 25 01 2008
    saudade (12:50:56) :

    Le test des 3 passoires est l’idéal, c’est bien vu Sam !
    Tout compte fait, tout compte fait, on peut aussi « parler » avec les yeux !
    Au moins, il reste toujours le moyen pour l’autre de les fermer et alors de ne plus rien « entendre »…
    Bises, mon p’tit Sam !

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